Localisation
Présentation
LA BASSE DURANCE est une zone protégée de type ZNIEFF_II, couvrant 5 591 hectares sur 32 communes. Cette zone inclut 53 forêts publiques. Elle comprend 12 887,5 ha de surface agricole déclarée.
Source : INPN — PatriNat
Description de la zone
La Durance, rivi re longue de plus de 300 kilom tres, prend sa source au col du Montgen vre, l'est de Brian on, 2 300 m d'altitude et se jette dans le Rh ne la hauteur d'Avignon, 13 m d'altitude. Cours d eau le plus important de la r gion m diterran enne fran aise, il est proven al sur environ 100 km. Entre l usine lectrique de Beaumont de Pertuis et les Rochers Rouges, l apport du Verdon en fait encore une rivi re tr s fortes affinit s montagnardes. En revanche, l aval du d fil de Mirabeau, ces influences, bien que toujours pr sentes, se r duisent et l l ment m diterran en y prend de plus en plus d importance. C est d ailleurs ce niveau-l que le trac de son cours s infl chit pour prendre une orientation nettement est ouest.
La Durance, rivi re en tresse de type alpin, poss de un r gime torrentiel excessif avec un d bit de 35 m3/s en p riode d tiage contre 5 000 6 000 m3/s lors des plus fortes crues. Elle avait autrefois un lit large parfois de plus d'un kilom tre, dans lequel elle d pla ait r guli rement son cours, d terminant des l nes et isolant des iscles, zones caillouteuses ou sableuses r guli rement inond es. Les berges fluctuaient, colonis es plus ou moins rapidement par la v g tation. Les torrents et les ruisseaux se jetant dans la Durance, cr aient un r seau de canaux et de foss s s'ajoutant encore la diversit des milieux aquatiques.
Extr mement redout es, ses crues soudaines et violentes, repr sentaient n anmoins une source de richesse d'une part pour la p che et la chasse, gr ce la quantit de poissons et de gibiers qu'elles engendraient et d'autre part, pour l'agriculture, par les limons qu'elles charriaient et qui, venant des Alpes, fertilisaient les basses terres.
Elle a pendant des si cles constitu un danger pour l homme et ses biens. Et certains auteurs, parmi les plus c l bres, en ont parl en des propos peu am nes. D j , l poque romaine, Pline la m prisait beaucoup : La Durance inconstante, sans borne, sans lit et sans retenue ! Et beaucoup plus tard, F. Mistral ne lui tait gu re plus favorable : Le mistral, le Parlement et la Durance sont les trois fl aux de la Provence.
Mais depuis, la terrible Durance aux crues d vastatrices a fait l objet d un ensemble d am nagements, commenc s d s le XVe si cle, poursuivis au XIXe si cle avec l av nement du chemin de fer et achev s au XXe par la construction d infrastructures hydro lectriques (la construction du premier barrage de Serre-Pon on date de 1959 suivie plus tard par celle de sept autres barrages) et d un r seau dense de canaux artificiels des fins agricoles et industrielles. D'autres agressions ont eu lieu dans son lit m me, o les terres agricoles ont peu peu grignot les espaces naturels inondables. D'importants travaux d'endiguements ont eu pour cons quence l'ass chement des zones mar cageuses et le d frichement des iscles. Le d veloppement du tourisme et l'emprise de nouvelles voies de communication ont galement provoqu de profondes perturbations dans le fonctionnement cologique de cette rivi re. Enfin l'exploitation de gravi res gagne sur la for t riveraine et induit une pression importante en agissant sur la hauteur de la nappe phr atique. Aussi, la majeure partie des milieux naturels originels a disparu.
Mais malgr tous ces bouleversements, l espace durancien offre toujours une tr s grande biodiversit de biotopes et d esp ces et constitue une zone d int r t consid rable sur le plan cologique.
Cette biodiversit s inscrit dans une structuration transversale de la v g tation qui s organise selon un gradient hydrique d croissant entre les eaux plus superficielles du lit mineur et le syst me hydrique des nappes souterraines du lit majeur. C est ainsi que l espace durancien permet d individualiser :
- des groupements aquatiques d eaux courantes ou stagnantes (l nes, mares, tangs, etc.) qui offrent une grande diversit sp cifique d hydrophytes. Ces peuplements s tendent l ensemble de la Durance. Ils se d veloppent g n ralement la pointe amont des bancs de sable et des iscles issus de la division du cours d eau ;
- des groupements h lophytes. Ce sont des milieux tr s fertiles qui permettent une croissance rapide de la v g tation. Ce type de formation est observ en de nombreux points tout le long de la basse Durance ;
- des groupements pionniers terrestres qui comportent des groupements herbac s, arbustifs et arborescents. Les groupements herbac s colonisent le lit moyen, tendue de galets et de sable g n ralement sur lev e par rapport au cours d eau et donc s che. Ils sont constitu s de plantes annuelles et bisannuelles, aux racines puissantes qui permettent la fixation du sol. Les groupements pionniers arbustifs sont troitement associ s aux pr c dents car ils colonisent les sols limoneux ou sableux parsem s de galets et consolid s par les groupements herbac s. Il s agit de saussaies basses saule pourpre, saule drap et saule trois tamines auxquelles s ajoutent de jeunes pousses de peuplier noir. Ces saussaies se rencontrent tout au long du cours d eau en bandes troites le long des berges ou en taches diss min es. La zone d atterrissement du bassin de Mallemort h berge, sur des substrats tr s fins (limono argileux) des groupements saule cendr et saule blanc venant enrichir la biodiversit de la Durance. Exer ant un r le majeur dans la fixation des berges, ces groupements poss dent une qualit biologique int ressante. Le lit majeur est le domaine de la for t riveraine, essentiellement pionni re peuplier noir et peuplier blanc. Si la succession des crues ne permet pas des stades matures de s installer durablement, des l ments de cette for t existent n anmoins, dans les sites les plus prot g s avec aulne blanc, fr ne oxyphylle et parfois m me ch ne pubescent. Le platane semble s y installer et constitue, localement, des peuplements significatifs. Sur le cours aval, au fur et mesure que l on se rapproche de l embouchure, la ripisylve volue vers une formation plus thermophile dans laquelle le tamarix appara t ;
- des groupements herbac s caract ristiques des dunes fluviatiles fossiles , les iscles Canne de Ravenne. Ils sont situ s en retrait des autres formations, et dominent d un deux m tres les plages de galets et de sable du lit central. Ils s tendent sur pratiquement l ensemble du cours de la basse Durance, mais ils sont tr s rares sur les rives des autres syst mes fluviaux m diterran ens.
Flore et habitats naturels
En Provence, o le paysage est surtout marqu par une v g tation feuillage persistant, la grande coupure de la vall e durancienne apporte un l ment de diversification important avec ses formations caducifoli es. Situ e sur un carrefour biog ographique, dans lequel les l ments montagnard et m dio europ en viennent c toyer l l ment m diterran en, y compris dans ses aspects les plus x rothermophiles, la basse Durance poss de une exceptionnelle biodiversit d esp ces et d habitats. Mais l espace durancien, labile par excellence, poss de sa propre dynamique l int rieur d un vaste ensemble dans lequel cette biodiversit volue sans cesse dans l espace et dans le temps. Et c est ainsi qu esp ces et habitats apparaissent ou disparaissent au gr de la succession des v nements qui marquent son cours.
Les formations hydrophytes, surtout bien conserv es l int rieur des l nes qui sont toujours en tat de fonctionner, se caract risent par la pr sence r guli re de Zannichellia palustris (zannichellie des marais). À la fin de l t , l exondation laisse souvent la place de petites plages de sable ou de limon, sur lesquelles appara t la formation nitratophile petites cyp rac es du Nanocyperion. Elles peuvent rester longtemps sans s exprimer, mais d s que les conditions deviennent plus favorables, c est l explosion de la vie. La Durance, entre ses nombreux chenaux et sur ses rives laisse souvent appara tre des gr ves tr s tendues. Form es g n ralement de galets roul s m l s des plages de sable ou de limon, elles sont envahies par des herbac es et par quelques arbustives plus ou moins hygrophiles. C est l qu ont t ou sont encore observ es trois esp ces parmi les plus rares de la flore de France comme Centaurium favargeri (petite centaur e de Favarger), esp ce end mique fran aise qui a presque disparu du territoire national. Observ e pour la premi re fois Cheval Blanc, elle a t par la suite revue ailleurs, sur le cours de la Durance, mais les crues de la derni re d cennie semblent l avoir fait dispara tre. Elle se trouvait souvent en compagnie de Polygala exilis (polygale gr le) qui survit pr s de la Barthelasse M rindol. À c t de ces deux esp ces, les gr ves de la Durance offrent encore la pr sence, sur des loupes de sable de Corispermum gallicum (corisperme de France). Sa pr sence est toujours fugace, mais on la retrouve r guli rement, jamais dans les m mes localit s. En basse Durance, apr s avoir exist il y a une vingtaine d ann es pr s de Caumont sur Durance Bonpas et au Grand Islon, elle a t d tect e r cemment Mirabeau aux Iscles d o elle a d j disparu. En revanche, elle vient d tre retrouv e pr s de Manosque. C est encore sur ces m mes milieux qu avait t d couverte, il y a cinquante ans environ, Trisetum loeflingianum (tris te de Loefling). C tait la seule localit fran aise pour cette esp ce, surement accidentelle, qui a probablement disparu dans les travaux de construction du barrage de Jouques. Les gr ves h bergent encore, pr s d Avignon, Bromus japonicus (brome du Japon) ou encore Ranunculus sceleratus (renoncule sc l rate) pr s de Bonpas. Entre les formations aquatiques et les formations terrestres, les berges et pieds de berges sont habituellement colonis es par un important contingent d h lophytes. Les esp ces m dio europ ennes y trouvent l leurs localit s les plus m ridionales. Tel est le cas de Carex pseudocyperus (la che faux souchet) observ Pertuis, pr s du pont de Mallemort et la Barthelasse M rindol, ou encore de Leersia oryzoides (leersie faux riz), qui, pr sente r guli rement sur le cours du Rh ne, remonte peu sur la Durance ( Avignon, pr s de Saint Gabriel). En revanche, certaines esp ces m diterran ennes, comme Carex hispida (la che hispide) ou encore Juncus fontanesii (jonc de Desfontaine) Gourre d Aure Pertuis et la digue de la Garde Villelaure y sont pratiquement en limite septentrionale de leur aire de r partition. Situ e dans les sites les plus abrit s des l nes, Typha minima (petite massette) y trouve encore quelques-unes de ses plus belles populations Cadenet et Villelaure (digue de la Garde). Cette esp ce, qui est consid r e comme en voie de rar faction sur l ensemble de son aire de r partition, est localis e en France quelques affluents rive gauche du Rh ne. En revanche, Thalictrum lucidum (pigamon luisant) cit e Mirabeau dans les ann es 1950 n a jamais t confirm e.
En arri re de la berge, la for t riveraine, qui est rarement dense, m nage de larges espaces ouverts, les iscles, sur lesquelles s expriment la formation Erianthus ravennae (canne de Ravenne) et Imperata cylindrica (imp rate cylindrique) qui est une constante de la Durance, puisqu on la rencontre sur tout le cours. Ce sont les milieux les plus x rothermophiles de l espace durancien car ils sont assez d connect s de la nappe phr atique. On y rencontre une flore des plus inattendues qui exprime toute l aridit de ces sites (surtout en p riode estivale). On peut en particulier y observer des pelouses orchid es avec entre autres Anacamptis coriophora subsp. fragrans (orchis punaise, parfum ) Cheval Blanc (des Iscles la digue de Redortier) et M rindol (la Barthelasse) mais aussi Pheum paniculatum (phl ole panicul es) aux Iscles de Beaumont de Pertuis ou encore Clematis recta (cl matite dress e) dans le m me secteur.
En revanche, Satureja hortensis (sarriette des jardins) observ e au XIXe si cle par M. Palun Avignon n a jamais t confirm e.
Faune
La Durance est cours d eau qui est dot d un patrimoine faunistique exceptionnel avec plus de quatre-vingt esp ces animales patrimoniales, dont 26 sont d terminantes.
L int r t ornithologique du site est consid rable tant en ce qui concerne l avifaune hivernante et migratrice de passage, car la Durance est l un des axes importants de migration l chelle de la r gion Provence Alpes C te d Azur, que l avifaune nicheuse. Cette derni re est repr sent e par un cort ge d esp ces extr mement riche et diversifi comportant la fois des esp ces foresti res, inf od es aux formations bois es y compris les ripisylves et g n ralement d affinit m dio europ enne, des esp ces de milieux ouverts, propres aux cultures, friches et pelouses situ es en bordure de cours d eau et souvent d affinit steppique m diterran enne, et enfin des esp ces pour la plupart aquatiques ou paludicoles, li es au lit de la Durance, ses berges, ses roseli res et au milieu aquatique lui-m me, qui sont plut t d affinit m dio europ enne, ainsi qu une esp ce rupicole (le Grand-duc d Europe).
Les premi res comprennent notamment l Aigle bott (Hieraaetus pennatus, nicheur tr s occasionnel), la Bondr e apivore (Pernis apivorus), l Autour des palombes (Accipiter gentilis), le Faucon hobereau (Falco subbuteo), le Pic peichette (Dendrocopos minor), le Gobemouche gris (Muscicapa striata). Les secondes correspondent l Œdicn me criard (Burhinus oedicnemus), la Chouette Chev che (Athene noctua), au Petit duc scops (Otus scops), au Gu pier d Europe (Merops apiaster), la Huppe fasci e (Upupa epops), l Alouette calandre (Melanocorypha calandra), au Pipit rousseline (Anthus campestris), l Alouette lulu (Lullula arborea), l Hirondelle rousseline (Cecropis daurica), au Rollier d Europe (Coracias garrulus), au Cochevis hupp (Galerida cristata), au Bruant proyer (Emberiza calandra) et au Bruant fou (Emberiza cia). Les troisi mes comportent des esp ces telles que le Gr be hupp (Podiceps cristatus), le Blongios nain (Ixobrychus minutus), le Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax), l Aigrette garzette (Egretta garzetta), le H ron pourpr (Ardea purpurea), le Crabier chevelu (Ardeola ralloides), la Sarcelle d t (Anas querquedula), la Nette rousse (Netta rufina), le Busard des roseaux (Circus aeruginosus), le Petit Gravelot (Charadrius dubius), le Chevalier guignette (Actitis hypoleucos), la Sterne pierregarin (Sterna hirundo), la Sterne naine (Sternula albifrons), la Marouette ponctu e (Porzana porzana, nicheuse possible occasionnelle), le Fuligule milouin (Aythya ferina), le Fuligule morillon (Aythya fuligula), le Martin p cheur d Europe (Alcedo atthis), l Hirondelle de rivage (Riparia riparia), la Lusciniole moustaches (Acrocephalus melanopogon) et la Rousserole turdo de (Acrocephalus arundinaceus).
Les mammif res sont repr sent s en majorit par les Chiropt res, dont cinq sont d terminants, le Murin oreilles chancr es (Myotis emarginatus), esp ce localis e et peu fr quente, le Miniopt re de Schreibers (Miniopterus schreibersii), esp ce bien repr sent e en PACA, mais dont la population r gionale est r partie sur tr s peu de sites et ayant subi un d clin important suite une pid mie. Le Petit Murin (Myotis blythii), esp ce d affinit m diterran enne et le Grand Murin (Myotis myotis), esp ce plut t commune, mais localement en r gression y sont aussi observ s. Enfin, le Castor d Europe (Castor fiber), y est abondant et le retour de la Loutre (Lutra lutra) r cent (2012). Les esp ces remarquables observ es sont la Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri), esp ce foresti re relativement fr quente et le Molosse de Cestoni (Tadarida teniotis), esp ce d affinit m diterran enne dont tr s peu de colonies sont connues en PACA.
L herp tofaune patrimoniale de la Durance est repr sent e par une esp ce d terminante : le P lobate cultrip de (Pelobates cultripes), et par six esp ces remarquables : la Cistude d Europe (Emys orbicularis), seule population fonctionnelle pr sente sur la Durance (au niveau de la Roque d Anth ron), le P lodyte ponctu (Pelodytes punctatus), le Triton palm (Lissotriton helveticus), le Seps stri (Chalcides striatus), esp ce r partition Franco-Ib rique qui fr quente les garrigues, les pelouses et les friches de Provence, sous les pierres et autres g tes favorables, la Couleuvre chelons (Zamenis scalaris), esp ce distribution franco-ib rique, typique du cort ge proven al et affectionnant les milieux secs et broussailleux et la Couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus), esp ce du sud de la France, de la p ninsule Ib rique et du Maghreb qui affectionne les garrigues ouvertes et les milieux karstiques bien expos s.
L ichtyofaune h berge nombre d esp ces dignes d int r t comme la Bouvi re (Rhodeus amarus), le Blageon (Telestes souffia), le Toxostome (Parachondrostoma toxostoma), le Barbeau m ridional (Barbus meridionalis) ou encore l Anguille europ enne (Aguilla anguilla).
L entomofaune est repr sent e par un cort ge de fort int r t d esp ces sp cialis es sur des habitats peu fr quents form s par la dynamique alluviale. Cet co complexe durancien repr sente une zone refuge importante pour le maintien de nombreuses esp ces d insectes de la Basse Provence calcaire.
Les col opt res se distinguent par la pr sence de la Cicind le des rivi res (Cylindera arenaria), esp ce d terminante rare et en r gression, strictement li e aux plages humides de gravier, de limon ou de sable dans le lit mineur des rivi res en tresses, le Dorcatype triste (Herophila tristis), esp ce remarquable de Cerambycidae apt re, polyphage dans le bois mort humide de diverses essences, r partition nord-m diterran enne, peu abondante en France o la r gion PACA abrite la majorit de ses effectifs connus et le Lamie tisserand (Lamia textor), esp ce remarquable apt re li e aux zones humides o elle se d veloppe dans les vieux peupliers et saules, r partition large mais morcel e du fait de sa faible capacit de d placement et de la destruction de son habitat,
Parmi les odonates signalons la pr sence de l Agrion bleuissant (Coenagrion caerulescens), esp ce d terminante d affinit ouest m diterran enne, li e aux eaux courantes claires et ensoleill es, globalement rare, localis e et menac e en France, l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), esp ce remarquable et prot g e qui affectionne les coulements modestes eaux courantes claires, ensoleill es et peupl es d'hydrophytes, la Cordulie corps fin (Oxygastra curtisii), esp ce remarquable, prot g e en Europe, d affinit ouest m diterran enne, dont la larve aquatique se d veloppe au niveau du chevelu racinaire des arbres rivulaires des cours d eau de plaine et certains lacs bord s par la ripisylve, le Symp trum du Pi mont (Sympetrum pedemontanum), esp ce remarquable et globalement peu commune qui affectionne les canaux et cours d'eau intermittents, et dont le bassin de la Durance repr sente un bastion. Les milieux stagnants d origine artificielle sont galement colonis s par l Agrion joli (Coenagrion pulchellum), esp ce remarquable d odonate en r gression.
Les orthopt res se distinguent par la pr sence de deux esp ces d terminantes, le Tridactyle panach (Xya variegata), esp ce d terminante rare et en r gression, strictement li e en r gion PACA aux rives des cours d'eau dynamiques et la Courtili re proven ale (Gryllotalpa septemdecimchromosomica), rare esp ce qui peuple certains milieux mar cageux en zone m diterran enne accompagn es du Criquet tricolore (Paracinema tricolor bisignata), esp ce remarquable peu commune et localis e, des marais et prairies tr s humides en zone m diterran enne.
Les neuropt res sont repr sent s quatre esp ces remarquables, l Ascalaphe loriot (Libelloides ictericus), esp ce d affinit ouest m diterran enne qui affectionne les milieux tr s ouverts avec une strate herbac e dense, le Neurol on des sables (Neuroleon arenarius), esp ce nord-ouest-m diterran enne de fourmilion psammophile, tr s localis e et peu commune dans les milieux sableux, le Neurol on discret (Neuroleon egenus), esp ce nord-m diterran enne de fourmilion psammophile, localis e et peu commune dans les pelouses sableuses et le Neurol on ochrac (Neuroleon ochreatus), esp ce ib ro-proven ale de fourmilion, peu commune et localis e aux milieux sableux en contexte alluvial ou littoral.
Du c t des l pidopt res citons deux esp ces d terminantes, le Sphinx de l'argousier (Hyles hippophaes), esp ce cr pusculaire et nocturne, prot g e en Europe, rare et probablement en r gression, inf od e aux berges de cours d'eau ou ravines peupl es d'argousiers, dont le bassin de la Durance repr sente un bastion en France et l'Hesp rie de la ballote (Muschampia baeticus), esp ce d'affinit ouest m diterran enne, en r gression et affectionnant les pelouses s ches, surfaces p tur es ou remani es o cro t sa plante h te pr f rentielle Marrubium vulgare accompagn es de deux esp ces remarquables prot g es, la Diane (Zerynthia polyxena) et la Proserpine (Zerynthia rumina).
Enfin, les Mollusques Gast ropodes sont notamment repr sent s par Moitessieria (Moitessieria) locardi, esp ce de Moitessieriid s, end mique fran ais des d partements du Alpes Maritimes, du Var, du Vaucluse (connue de deux stations seulement) et du Gard et l'Aiguillette ventrue (Cecilioides veneta), esp ce remarquable distribution ponto-m diterran enne qui poss de la particularit d' tre aveugle, ses milieux de vie tant les sols rocailleux calcaires et les vieux murets.
Cadre réglementaire
La ZNIEFF de type II delimite un grand ensemble naturel riche et peu modifie. C'est un inventaire ecologique sans contrainte reglementaire directe, mais pris en compte dans les schemas de planification regionale (SCOT, SRADDET). Les projets significatifs dans cette zone doivent demontrer la prise en compte du patrimoine naturel inventorie.
Chiffres clés
Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).
Protections environnementales
Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.
Forets publiques (53)
- Forêt Communale d'Ansouis publique
- Forêt Communale d'Aramon publique
- Forêt Communale de Barbentane publique
- Forêt Communale de Beaumont-de-Pertuis publique
- Forêt Communale de Bonnieux publique
- Forêt Communale de Boulbon publique
- Forêt Communale de Cadenet publique
- Forêt Communale de Cavaillon publique
- Forêt Communale de Charleval publique
- Forêt Communale de Cheval-Blanc publique
- Forêt Communale de Grambois publique
- Forêt Communale de Graveson publique
- Forêt Communale de Jouques publique
- Forêt Communale de la-Bastidonne publique
- Forêt Communale de Lacoste publique
- Forêt Communale de Lambesc publique
- Forêt Communale de la-Roque-d'Anthéron publique
- Forêt Communale de la-Tour-d'Aigues publique
- Forêt Communale de Lauris publique
- Forêt Communale de les-Taillades publique
- Forêt Communale de Lourmarin publique
- Forêt Communale de Maubec publique
- Forêt Communale de Ménerbes publique
- Forêt Communale de Mérindol publique
- Forêt Communale de Meyrargues publique
- Forêt Communale de Mirabeau publique
- Forêt Communale de Noves publique
- Forêt Communale de Peyrolles-en-Provence publique
- Forêt Communale de Puget publique
- Forêt Communale de Puyvert publique
- Forêt Communale de Rians publique
- Forêt Communale de Robion publique
- Forêt Communale de Rognes publique
- Forêt Communale de Saint-Marc-Jaumegarde publique
- Forêt Communale de Saint-Paul-lez-Durance publique
- Forêt Communale de Saze publique
- Forêt Communale de Tarascon publique
- Forêt Communale de Vaugines publique
- Forêt Communale de Vauvenargues publique
- Forêt Communale de Venelles publique
- Forêt Communale de Vernègues publique
- Forêt Communale de Villelaure publique
- Forêt Communale d'Eygalières publique
- Forêt Communale d'Oppède publique
- Forêt Communale d'Orgon publique
- Forêt Communale du Puy-Sainte-Réparade publique
- Forêt Départementale de la Manueye publique
- Forêt Départementale du Domaine de Caireval publique
- Forêt Départementale du Domaine de Concors Sainte-Victoire publique
- Forêt Départementale du Domaine de Tresquemoure publique
- Forêt Domaniale de Cadarache domaniale
- Forêt Domaniale du Luberon domaniale
- Forêt du C.C.A.S. de Beaumont-de-Pertuis publique
Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (2)
Appellations d'origine (46)
- Agneau de Sisteron IGP
- Alpes-de-Haute-Provence IGP
- Alpilles IGP
- Banon AOC
- Brousse du Rove AOC
- Cerises des coteaux du Ventoux IGP
- Châteauneuf-du-Pape AOC
- Coteaux d'Aix-en-Provence AOC
- Coteaux du Pont du Gard IGP
- Côtes du Rhône AOC
- Côtes du Rhône Villages AOC
- Eau-de-vie de vin des Côtes du Rhône ou Fine des Côtes du Rhône IG
- Farine de petit épeautre de haute Provence IGP
- Foin de Crau AOC
- Gard IGP
- Génépi des Alpes IG
- Huile d'olive d'Aix-en-Provence AOC
- Huile d'olive de Haute-Provence AOC
- Huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence AOC
- Huile d'olive de Nîmes AOC
- Huile d'olive de Provence AOC
- Les Baux de Provence AOC
- Luberon AOC
- Marc de Provence ou Eau-de-vie de marc de Provence IG
- Marc des Côtes du Rhône ou Eau-de-vie de marc des Côtes du Rhône IG
- Méditerranée IGP
- Melon de Cavaillon IGP
- Miel de Provence IGP
- Muscat du Ventoux AOC
- Olive de Nîmes AOC
- Olives cassées de la vallée des Baux-de-Provence AOC
- Olives noires de la vallée des Baux-de-Provence AOC
- Palette AOC
- Pays des Bouches-du-Rhône IGP
- Pays d'Oc IGP
- Pélardon AOC
- Petit épeautre de haute Provence IGP
- Pierrevert AOC
- Riz de Camargue IGP
- Taureau de Camargue AOC
- Terres du Midi IGP
- Thym de Provence IGP
- Var IGP
- Vaucluse IGP
- Ventoux AOC
- Volailles du Languedoc IGP
Activité agricole
Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.
12 436,2 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)