LARRIS DE LA VALLÉE MALAMAIN À CLÉRY-SUR-SOMME ET BOUCHAVESNES-BERGEN

ZNIEFF_I Code : 220013967

40 ha 2 communes
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Localisation

Présentation

LARRIS DE LA VALLÉE MALAMAIN À CLÉRY-SUR-SOMME ET BOUCHAVESNES-BERGEN est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 40 hectares sur 2 communes. Elle comprend 797,3 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

DESCRIPTION

La vallée sèche de Malamain est inscrite dans la craie blanche du Coniacien. Les versants pentus sont couverts par des pelouses calcicoles (Mesobromion) relictuelles, situées de part et d'autre du « Bois Madame », bois de pente exposé au nord et composé notamment de frênaies-érablières.

Les pelouses sont fortement ourléifiées (Centaureo nemoralis-Origanetum vulgaris) et apparaissent localement comme de la brachypodiaie dense (Trifolio-Geranietea). De nombreux fourrés de recolonisation (Tamo-Viburnetum lantanae) envahissent les derniers espaces de pelouses. Une carrière, située dans la partie est du site, entame l'espace occupé originellement par les pelouses. On y observe une végétation liée aux éboulis crayeux (Resedo luteae-Chaenorhinetum minoris).

INTERET DES MILIEUX

Les pelouses se rattachent à l'Avenulo pratensis-Festucetum lemanii, groupement végétal rare et menacé en Picardie et inscrit à la directive "Habitats" de l'Union Européenne. Ces milieux sont menacés par la disparition des pratiques agropastorales extensives et, corrélativement, les espèces qui y sont inféodées sont elles-mêmes rares et menacées.

Ces larris correspondent aux derniers espaces pelousaires de la région naturelle du Nord-Est Amiénois, qui est en grande partie cultivée. A ce titre, ce site constitue un refuge important pour les espèces calcicoles.

INTERET DES ESPECES

Les pelouses permettent le développement du Séséli libanotide (Seseli libanotis), espèce thermocalcicole assez rare en Picardie et exceptionnelle dans le département de la Somme (en dehors de la vallée de la Somme). Le site présente un intérêt particulier du fait de la présence de cette espèce.

Les pelouses abritent aussi la Cidarie rougeâtre (Catarhoe rubidata), géomètre remarquable pour la Picardie. Le site semble également le milieu de vie périphérique pour la Noctuelle du Thelypteris (Mamestra splendens), espèce en régression en Picardie. Cette espèce, inféodée aux marais à Lysimaques, provenait probablement de la haute vallée de la Somme.

FACTEURS INFLUENCANT L'EVOLUTION DE LA ZONE

- L'abandon des pratiques agricoles a entraîné l'évolution progressive de la végétation vers les ourlets et les manteaux calcicoles, faisant régresser les espèces remarquables des pelouses.

- L'ouverture d'une carrière a amoindri également les espaces occupés par les pelouses.

- Les intrants utilisés sur le plateau cultivé peuvent modifier la végétation sur le haut du versant, à cause du ruissellement et des apports des produits par le vent. Il s'ensuit une certaine eutrophisation des milieux, néfaste à la biodiversité.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

40
ha de surface
2
communes

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Appellations d'origine (1)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

797,3 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Blé tendre 359,9 ha
Orge 97,5 ha
Autres cultures industrielles 91,9 ha
Maïs grain et ensilage 57,3 ha
Colza 55,2 ha
Légumes ou fleurs 51,3 ha
Prairies permanentes 39,1 ha
Gel (surfaces gelées sans production) 28,1 ha
Protéagineux 10,3 ha
Prairies temporaires 4,9 ha

Communes (2)