Marais communal de Nempont-Saint-Firmin

ZNIEFF_I Code : 310013696

54 ha 3 communes
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Localisation

Présentation

Marais communal de Nempont-Saint-Firmin est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 54 hectares sur 3 communes. Elle comprend 721,9 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Le Marais de Nempont-Saint-Firmin s tend sur la rive droite de l Authie, l est de la commune. Il s agit, c t Pas-de-Calais, de l extr mit occidentale du vaste complexe mar cageux qui occupe tout ou partie du lit majeur de ce fleuve c tier et s' tend jusqu'aux marais de Roussent-Maintenay (voire plus ponctuellement Douriez), un des plus remarquables sites tourbeux cheval sur ce d partement et celui de la Somme, en dehors des marais arri re littoraux de la plaine maritime picarde. Ce marais est travers d Est en Ouest par le grand canal de dess chement de la basse vall e de l Authie qui, apr s un angle droit, traverse le fleuve et s coule parall lement celui-ci sur sa rive gauche, avant de le rejoindre quelques kilom tres en aval, sur la commune de Colline-Beaumont. Il int gre galement l'ensemble du lit mineur du fleuve et ses berges, c t Nord et Sud.

La partie sud-ouest sud-est du marais est compos e essentiellement de prairies humides, longuement inondables peu ou non inondables en bordure imm diate de l Authie. Quelques hectares avaient t plant s en peupliers au Sud-Ouest et au Sud-Est, pr s du cours d'eau, mais tous les arbres ont t coup s du c t de la ferme d'Abihen et seule une petite partie de la plantation initiale subsiste au Sud-Est.

Le centre et toute la partie nord de la ZNIEFF correspondent un vaste bas-marais tourbeux ponctu de d pressions et creus de quelques mares ou tangs de chasse au nord du canal de dess chement. Ce grand marais est domin aujourd hui par des v g tations de cari aies, de roseli res ou de m gaphorbiaies turficoles d'une tr s grande valeur patrimoniale pour certaines, tandis que d'autres apparaissent en cours de restauration naturelle ou sont encore appauvries, en lien avec les perturbations subies il y deux ou trois d cennies (envasement majeur voqu dans les commentaires sur l' volution de la zone).

Enfin, la marge septentrionale du marais est partiellement bois e, avec des saulaies et aulnaies turficoles de faible tendue, un petit bosquet plant , sur sol peu humide, et une peupleraie la flore nitrophile, ces deux derniers pr sentant nettement moins d'int r t. Mais ces boisements jouent un r le cologique tr s important, en permettant de tamponner les ruissellements d'eaux charg es en mati res min rales et organiques en provenance des cultures du versant nord de l'Authie.

Les boisements turficoles naturels de l Alnion glutinosae et du Salicion cinereae, tous deux habitats naturels d terminants, se d clinent sous la forme de fourr s Saule cendr et de jeunes taillis Aulne glutineux. Les saulaies mar cageuses du Salicion cinereae sont principalement repr sent es au nord-est du site, les plus rares tant celles relevant de l'Alno glutinosae - Salicetum cinereae, associ dans le m me secteur des boisements turficoles plus volu s du Groupement Alnus glutinosa et Thelypteris palustris, mais cet ensemble n'occupe qu'une surface limit e. La faible superficie de ces boisements et leur situation l interface entre deux zones perturb es - cultures et plantations de peupliers au Nord et l'Ouest, mares de chasse au Sud - les soumettent diverses perturbations, ce qui favorise ponctuellement l' volution vers le Rubo caesii - Salicetum cinereae et le Cirsio oleracei - Alnetum glutinosae qui se substituent alors aux boisements turficoles les plus rares cit s pr c demment.

Outre les d pressions prairiales longuement inond es, les mares et les tangs de chasse (en partie aliment s par des sources ou des exurgences de la nappe de la craie au nord du marais), les milieux aquatiques sont repr sent s par des foss s, des chenaux, le canal de dess chement et bien s r le cours sinueux de l'Authie. Tous ces types de biotopes concourent augmenter l'attractivit de la ZNIEFF pour diff rents groupes faunistiques (amphibiens, entomofaune, libellules, mais aussi avifaune, m me si cette derni re ne peut occuper le marais de mani re optimale du fait de la chasse). Ils permettent galement le d veloppement de nombreuses v g tations aquatiques d'une certaine diversit cologique, mais leur connaissance reste parcellaire du fait de l'accessibilit difficile voire impossible certains milieux.

Des herbiers aquatiques enracin s de Charac es (Charetea fragilis) sont connus de cette ZNIEFF, m me s'ils n'ont pas t recherch s en 2023 (6 taxons identifi s en 2014). L herbier flottant Mor ne aquatique (Hydrocharition morsus-ranae) identifi en 2010 est toujours pr sent. Les eaux vives du cours de l'Authie accueillent quant elles des herbiers plus ou moins d velopp s selon les courants (faci s lentiques favorisant les herbiers riches en callitriches et les prairies flottantes de l'Apion nodiflori tandis que les faci s lotiques sont colonis s par d'autres v g tations en grande partie immerg es relevant du Batrachion fluitantis, aucune renoncule aquatique typique de cet habitat n'ayant pu tre observ e dans cette partie aval de ce fleuve c tier, dont les eaux taient plut t charg es en mati res en suspension et le courant tr s vif lors des prospections d'avril juillet.

Le syst me prairial est principalement caract ris par des prairies hygrophiles de niveau topographique moyen d terminantes du Mentho longifoliae - Juncion inflexi qui occupent toujours les parties p tur es les moins inond es, celle typique du Pulicario dysentericae - Juncetum inflexi semblant cependant avoir disparu, du fait d'une certaine eutrophisation des secteurs concern s. Pourtant, cette association v g tale, aujourd'hui rare, en r gression et devenue vuln rable en r gion Hauts-de-France, semblait la prairie humide la mieux repr sent e entre 1988 et 2010, mais elle n'a pour le moment pas t revue c t ouest du marais p tur . Cependant, elle pourrait encore tout fait tre pr sente c t Est, probablement moins fr quent par les bovins. Ce secteur, insufisamment prospect en 2023, le sera en 2024 dans un autre cadre. C'est une prairie plus eutrophile qui l'a remplac e c t Ouest, le Rumici conglomerati - Juncetum inflexi qui, bien que d terminant du fait de la rar faction g n rale des prairies humides naturelles, n'est pas menac .

D'autres types de prairies d'int r t patrimonial ont galement t not s au sein des nombreuses d pressions plus inond es qui ponctuent le marais communal, le Nasturtio microphylli - Alopecuretum geniculati dans les secteurs bien p tur s et l'Eleocharito palustris - Oenanthetum fistulosae l o cette pression de p turage est plus faible.

Ces diverses prairies h bergent au moins 7 esp ces v g tales d terminantes, assez rares peu communes en r gion Hauts-de-France, mais en r gression (Oenanthe fistuleuse, V ronique en cus, Rhinanthe feuilles troites, Scirpe une glume, etc.).

Ainsi, la flore patrimoniale recens e dans le marais de Nempont-Saint-Firmin depuis la premi re description de cette ZNIEFF en 1988 compte 33 taxons d terminants et deux autres taxons enjeux, dont 12 sont prot g s dans le Nord et le Pas-de-Calais. En 2023, 21 taxons d terminants ont t revus dont 7 prot g s, mais l'ensemble du marais n'a pu tre prospect de mani re optimale en raison de l'inondation d j importante du marais d s ao t 2023.

Aucun inventaire d Amphibiens et Reptiles ne semble avoir jamais t organis dans ce site malgr la pr sence de quelques habitats favorables l accueil d esp ces reproductrices ( tangs au Nord). Cependant, la Rainette arboricole avait t not e comme reproductrice en 1988 par J. Mouton, tout comme la Couleuvre collier. En 2023, une session de recherche nocturne de la Rainette par le chant au printemps a t infructueuse. D terminant de ZNIEFF en 2010, le Triton alpestre est aujourd hui inscrit comme autre taxon enjeu. Son maintien sur le site est confirmer.

Pour l'avifaune, sur 49 taxons d'oiseaux signal s, 28 sont d terminants, dont 10 nicheurs probables ou certains alors que le statut de reproduction reste ind termin pour 17 autres. Un taxon est pr sum teint depuis 1993, la Pie-gri che grise (Seignez et al., 2019). Le niveau de connaissance de l avifaune est bon mais le statut de reproduction des esp ces "ind termin es" reste actualiser.

Avec 7 esp ces d terminantes (sur un total de 8), le cort ge des passereaux paludicoles s illustre par sa diversit . Depuis les premiers signalements en 1988 (Mouton J.) puis en 2002, le marais de Nempont accueille des populations significatives de Bouscarle de Cetti, de Phragmite des joncs et de Gorgebleue miroir, cette derni re d j signal e comme reproductrice occasionnelle en 1988. La Bouscarle occupe surtout les saulaies et les aulnaies, parfois les roseli res parsem es de bouquets d arbustes. Le Phragmite des joncs et la Gorgebleue s installent dans les roseli res jusqu aux abords de l eau. Moins r pandus mais stables depuis 2010, le Bruant des roseaux et la Locustelle luscinioide occupent les m mes habitats. Le Bruant des roseaux est aujourd'hui en danger au niveau r gional et national, de m me que la Locustelle luscinioide qui est gravement menac e dans le Nord - Pas de Calais o il n y aurait pas plus d une vingtaine de couples chaque ann e (Camberlein, 2019). Les marais de la plaine maritime entre Canche et Authie font partie des territoires o des indices de nidification sont encore rapport s. D j connue dans le marais en 1988 (J. Mouton, donn e in dite) et confirm e en 2010, la Rousserolle effarvatte n a pas t revue en 2023. Les populations r gionales de cette esp ce semblent stables (Pichard, 2019) et les habitats favorables sa nidification dans la ZNIEFF n ont pas subi d alt rations. Elle y reste donc nicheuse probable.

La reproduction de la Cisticole des joncs est incertaine car l oiseau n a t observ qu en hiver. Dans le nord de la France, la nidification de cette esp ce aux affinit s m diterran ennes est sporadique, li e aux hivers doux au cours desquels des individus en dispersion venus du sud peuvent se maintenir jusqu au printemps (Camberlein, 2019). Malgr son statut de reproduction consid r comme ind termin , les prairies humides joncs et la ches au sud du canal de dess chement sont toujours propices la nidification de la Cisticole. C est aussi le cas pour le Pipit farlouse qui n a t observ qu en hiver. Les prairies humides de la ZNIEFF tant favorables sa nidification, cette esp ce est un nicheur possible rechercher sur le site au printemps.

Le Tarier p tre et la Fauvette grisette ne sont pas strictement paludicoles. Observ s au printemps 2010, ils n ont pas t revus en 2023 mais restent nicheurs probables car les habitats qui leur conviennent restent disponibles. En d clin depuis le d but du XXIe si cle dans le Nord - Pas de Calais comme au niveau national (Bonnel, 2019), le Tarier p tre est aujourd'hui quasi-menac en Hauts-de-France et en France.

Nicheur probable en 2010, le Martin-p cheur a t revu en 2017. Les berges du canal de dess chement pourraient accueillir sa nidification. Le canal, l Authie et les plans d eau au nord du marais sont des sites de chasse favorables. M me si ses effectifs semblent stables depuis les ann es 1970 dans le Nord - Pas de Calais (Quevillart, 2019), le Martin-p cheur est vuln rable en r gion Hauts-de-France, comme en France et au niveau europ en.

Le complexe d tangs et les roseli res au nord du canal de dess chement contribuent la diversit des habitats pour l avifaune (Anatid s, Limicoles). Plus difficiles d acc s que le marais communal au sud, ils n ont t visit s que partiellement en 2010 et en 2023. Parmi les esp ces d terminantes, l Échasse blanche est la seule nicheuse probable (un couple aux abords d un tang en p riode de nidification). L Échasse blanche est bien implant e dans les marais arri re-littoraux entre Canche et Authie (Sueur, 2019). Assez rare dans le Nord - Pas de Calais, elle est en danger dans les Hauts-de-France. Le Tadorne de Belon a t observ au m me endroit la m me date (2 ind.) et pourrait se reproduire dans les environs. D autres esp ces plus discr tes ou sporadiques pourraient nicher dans ce secteur. Le R le d eau tait semble-t'il nicheur en 1988, selon les crit res de l' poque (J. Mouton), mais il n a plus t signal depuis 2001 ; cependant, cette esp ce difficile identifier en tant que nicheuse (Pischiutta, 2019) pourrait se reproduire dans les roseli res inond es.

Le Bihoreau gris, observ en 2010 dans un habitat favorable, n a pas t revu en 2023. Bien que des individus soient signal s par intermittence en basse vall e de l Authie (Roussent, Tigny-Noyelle), aucun indice de nidification n a encore t d couvert dans ce secteur (Godin, 2019). Ses m urs discr tes rendent la nidification du Bihoreau difficile observer. Il passe donc en statut "reproduction ind termin e".

Consid r e comme "reproducteur occasionnel" en 1988 (J. Mouton) puis de nouveau identifi e en 2001 dans le marais de Nempont (3 ind.), la Marouette ponctu e n a pas t revue en basse vall e de l Authie apr s 2002 la suite de travaux visant emp cher les crues du fleuve dans les marais et prairies inondables voisines (Mouton, 2019). H te exclusif des roseli res inond es, le Butor toil avait t vu en p riode de reproduction en 1977, mais il semble avoir d sert la basse vall e de l Authie apr s 1995 (Godin, 2019).

Sur 7 esp ces de rapaces diurnes (Accipitridae) recens s, le Busard des roseaux a t observ r guli rement d avril juin 2010 (2 ind. au moins) et revu en mai 2023. Si l esp ce a d sormais tendance nicher dans les cultures en plaine picarde (Michael Guerville, comm. pers.), le marais de Nempont-Saint-Firmin fait sans doute partie de son domaine vital en p riode de reproduction (zone de chasse). Le Busard des roseaux est vuln rable en Hauts-de-France et quasi-menac en France. La reproduction du Busard Saint-Martin est ind termin e car l esp ce n a t vue qu en hiver (2020 et 2022).

Enfin, le paysage contrast qui associe les zones humides du marais au fond de la vall e aux vastes cultures qui couvrent son versant septentrional, l est de la commune, conf re l ensemble du secteur un caract re rural prononc . La perspective paysag re domin e par l horizontalit des modes d occupation du sol qu aucun l ment artificiel significatif (urbanisation, hangars agricoles) ne vient alt rer est remarquable et m rite d tre pr serv e. La contig it du marais et des champs permet notamment au Busard des roseaux de disposer d un vaste territoire de chasse peu perturb .

Au sein de l'entomofaune, 6 taxons d terminants ont t trouv s ou retrouv s, et 3 autres taxons enjeux.

Deux odonates sont d terminants :

- l Agrion d licat est assez r pandu dans la vall e de la Somme, peu commun et non menac en Picardie (Picardie Nature 2016) mais rare et vuln rable dans le Nord - Pas de Calais. La population d couverte en 2010 aux abords d un tang au nord du site a t retrouv e en 2023.

- l Agrion joli est assez commun dans le Nord - Pas de Calais et peu commun en Picardie, mais il est quasi-menac ces deux chelles (Picardie Nature 2016). Il est consid r comme vuln rable sur la liste rouge des Odonates menac s de France m tropolitaine (UICN et al., 2016). Dans le marais, sa pr sence est constante depuis 1994. Il a t observ aux abords des tangs et des foss s, au nord et au sud du canal de dess chement, entre la mi-mai et d but juillet 2023. D terminants en 2010, la Libellule fauve, retrouv en 2023, et l Agrion mignon, non revu, font d sormais partie des autres taxons enjeux.

Malgr l inondation pr coce du marais qui a rendu les prospections quasiment impossibles au cours de l t 2023 pour les orthopt res, le maintien du Criquet ensanglant et du Conoc phale des roseaux a pu tre confirm . Le Criquet margin n a pas t retrouv mais reste potentiellement pr sent. Tr s hygrophiles, ces trois esp ces d terminantes sont caract ristiques du cort ge des Orthopt res des prairies humides dans le nord de la France (Defaut, 2001). Le Criquet ensanglant est assez rare dans le Nord - Pas de Calais, assez commun mais quasi-menac en Picardie (Picardie Nature 2016), menac et surveiller dans le domaine n moral en France (Sardet & Defaut, 2004). Le Conoc phale des roseaux est assez commun dans le Nord - Pas de Calais, peu commun et vuln rable en Picardie (Picardie Nature 2016). Les menaces sur ses habitats ont conduit l inscrire sur la liste rouge nationale des Orthopt res avec le statut "menac , surveiller" (B tard, 2015), et m me "fortement menac d extinction dans le domaine n moral" (Pratz & Cloupeau, 2010). Le Criquet margin est peu commun dans le Nord - Pas de Calais et assez rare en Picardie (Picardie Nature, 2016).

Pour les Rhopaloc res (Papillons de jour), les potentialit s d accueil du marais de Nempont-Saint-Firmin pour la plupart des taxons d terminants de ZNIEFF dans le Nord - Pas de Calais sont faibles en raison de la nature des milieux dominants. Seul l'Azur des nerpruns est consid r comme autre taxon enjeu, du fait de son cologie et des menaces sur ses habitats. Il pourrait se reproduire au niveau des lisi res et des zones de fourr s au nord du site.

Seule repr sentante du groupe des Col opt res signaler ici, la Coccinelle 13 points est assez rare et d terminante dans le Nord - Pas de Calais, tandis qu'elle est rare et vuln rable en Picardie. Elle tait assez r pandue dans le marais de Nempont-Saint-Firmin en 2010 mais elle n a pas t revue en 2023, peut- tre en raison d un niveau de prospection plus r duit.

Chez les Cerambycidae, la Lepture quatre bandes (Leptura quadrifasciata) a t d couverte en 2010 en lisi re du bois au nord du marais. Cette esp ce saproxylophage au stade larvaire est asse commune en Picardie (Picardie Nature 2016), et vraisemblablement dans le Nord - Pas de Calais (famille non valu e). C est un h te des boisements humides ou mar cageux dans les r gions de plaines du quart nord-ouest de la France, alors qu elle est rare dans le reste du pays. Pour cette raison, un indice de patrimonialit national de niveau 2 (sur 4) lui a t attribu par Bouget et al. (2019), soit les "esp ces toujours rencontr es en faible densit mais largement distribu es, ou localis es dans quelques r gions seulement mais ventuellement localement abondantes (difficiles observer)". Deux autres Cerambycidae d couverts dans le marais en 2023 sont consid r s comme rare (Tetrops praeustus) et tr s rare (Phytoecia cylindrica) en Picardie (Picardie Nature 2016). Ils sont sans doute sous- valu s. Une actualisation r cente au niveau r gional montre notamment que P. cylindrica est beaucoup plus r pandu que ce que la premi re estimation sugg rait (Facon, 2023).

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Menaces et pressions identifiees

Incidence forte

  • Dépots de matériaux, décharges dans le site
  • Infrastructures et équipements agricoles dans le site
  • Rejets de substances polluantes dans les sols dans le site
  • Erosions dans le site
  • Evolutions écologiques dans le site
  • Envahissement d'une espèce ou d'un groupe dans le site
  • Fermeture du milieu dans le site
  • Compétition dans le site
  • Rejets de substances polluantes dans les eaux dans le site
  • Comblement, assèchement,drainage, poldérisation des zones humides dans le site
  • Mise en eau, submersion, création de plan d'eau dans le site
  • Entretien des rivières, canaux, fossés,plans d'eau dans le site
  • Modification du fonctionnement hydraulique dans le site
  • Pâturage dans le site
  • Fauchage, fenaison dans le site
  • Atterrissements, envasement, assèchement dans le site
  • Submersions dans le site
  • Eutrophisation dans le site

Incidence moyenne

  • Actions sur la végétation immergée, flottante ou amphibie, y compris faucardage et démottage dans le site

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

54
ha de surface
3
communes

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (2)

Appellations d'origine (3)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

721,9 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Prairies permanentes 372,3 ha
Blé tendre 116,8 ha
Estives et landes 35,1 ha
Orge 34,8 ha
Autres cultures industrielles 30,4 ha
Légumes ou fleurs 27,9 ha
Colza 27,8 ha
Plantes à fibres 23,4 ha
Divers 19,6 ha
Maïs grain et ensilage 14,6 ha

Communes (3)