Localisation
Présentation
MASSIF DU MONT BLANC ET SES ANNEXES est une zone protégée de type ZNIEFF_II, couvrant 41 271 hectares sur 11 communes. Cette zone inclut 31 forêts publiques. Elle comprend 60 403,9 ha de surface agricole déclarée.
Source : INPN — PatriNat
Ce vaste ensemble naturel constitue une unité géologique, et réunit autour du massif du Mont-Blanc plusieurs de ses « satellites ».
Il forme en effet l’un des principaux massifs cristallins des Alpes externes (au même titre que le Mercantour, les Ecrins ou Belledonne).
La vallée de Chamonix isole ici deux sous-unités : à l’ouest, le massif des Aiguilles Rouges (qui conserve quelques traces de sa couverture sédimentaire), et le massif du mont Blanc proprement-dit à l’Est.
Ce dernier, qui culmine à 4810 m et aligne de nombreux « 4000 », est le plus haut et l’un des plus grandioses des massifs alpins. Il concentre l’essentiel des superficies glacières françaises, et la majesté de ses paysages n’est plus à vanter. Il forme un bloc compact, long de 50 km et large de moins de 15, formant ligne de partage des eaux entre le Rhône et le Pô.
Bien que proche par son substrat, le massif des Aiguilles Rouges, qui lui fait face à l’opposé de la vallée de Chamonix, présente une topographie bien différente ; à l’aiguille du Belvédère, il n’atteint pas 3000 m. Un relief tourmenté, hérité du retrait glaciaire (seules subsistent désormais quelques modestes glaciers) y a favorisé l’installation de petits lacs et de dépressions marécageuses.
En matière de patrimoine naturel, sur le massif du Mont Blanc prévalent bien entendu les étages alpin et surtout nival.
La vie est pourtant loin d’être absente dans cet univers de glaciers, de dômes et d'aiguilles. Les milieux naturels représentés sont très diversifiés, et soumis aux aléas de la haute montagne (éboulis, avalanches, retrait glaciaire ; on peut y observer de remarquables exemples reconquête des moraines par la végétation …). La faune alpine est bien représentée, ainsi que la flore (exclusivement silicicole cependant) notamment en ce qui concerne les lichens et les habitats d’altitude (pelouses riveraines arctico-alpines…).
Aux Aiguilles Rouges, l’étage alpin est particulièrement bien illustré, avec une prédominance des formations de landes, pelouses, rochers et éboulis. La faune, particulièrement riche (ongulés, tétraonidés de montagne…), bénéficie du statut local de réserve naturelle. Quant à la flore, elle est particulièrement riche dans certains domaines taxonomiques (lycopodes), et l’existence de nombreuses zones humides constitue un facteur de diversité supplémentaire.
Parmi les habitats remarquables représentés, on peut citer les pelouses riveraines arctico-alpines. La flore comprend de nombreuses espèces rares, qu’il s’agisse des zones d’altitude (Achillée noirâtre des massifs subalpins orientaux, Achillée musquée, quatre espèces d’androsaces dont celle de Vandelli adaptée aux substrats siliceux, Vergerette de Gaudin, Génépi noir, Orchis nain, Drave de Fladniz, saules nains, Woodsia méridional et Woodsia des Alpes…), des prairies de montagne (Botryche multifide, Chardon bleu, Polémoine bleue…), des zones humides (Laîche de Magellan, Laîche faux pied d’oiseau, Jonc arctique…), des forêts (Racine de corail, Epipogon sans feuille, lycopodes), ou des rochers (Sélaginelle de Suisse).
S’agissant de la faune, on peut citer la très bonne représentation des mammifères (Lièvre variable, ongulés -Cerf élaphe, Bouquetin des Alpes, Chamois, chiroptères), de l’avifaune forestière (Cassenoix moucheté, Pic tridactyle…) et rupicole (Circaète Jean-le-Blanc, Faucon pèlerin, Tichodrome échelette), de l’entomofaune (libellules, papillons Azurés de la canneberge, Damier de la succise et du chèvrefeuille, Solitaire) ou des poissons (Omble chevalier).
Le zonage de type II souligne les multiples interactions existant au sein de cet ensemble, dont les espaces les plus représentatifs en terme d’habitats ou d’espèces remarquables (écosystèmes montagnards, gorges, forêts, zones humides…) sont retranscrits à travers un fort pourcentage de vastes zones de type I, en particulier aux Aiguilles Rouges.
Il englobe les zones abiotiques naturelles, permanentes ou transitoires de haute montagne, ou les éboulis instables correspondant à des milieux faiblement artificialisés.
Le zonage de type II souligne particulièrement les fonctionnalités naturelles liées à la préservation des populations animales ou végétales :
- en tant que zone d’alimentation ou de reproduction pour de multiples espèces, dont celles précédemment citées, certaines exigeant un large domaine vital (Cerf élaphe, Bouquetin des Alpes…) ;
- à travers les connections à ménager entre le massif du Mont Blanc proprement-dit et celui des Aiguilles Rouges, ou celles existant avec les autres ensembles naturels voisins du haut Faucigny, du Valais, du Grand Paradis et du Beaufortain.
L’ensemble présente en outre un intérêt paysager de premier plan (il est cité comme exceptionnel dans l’inventaire régional des paysages), géologique (avec par exemple les poudingues de Vallorcine cités à l’inventaire des sites géologiques remarquables de la région Rhône-Alpes), minéralogique et géomorphologique, ainsi que scientifique, pédagogique voire même historique, au cœur de l’un des tous premiers sanctuaires de l’alpinisme…
Cadre réglementaire
La ZNIEFF de type II delimite un grand ensemble naturel riche et peu modifie. C'est un inventaire ecologique sans contrainte reglementaire directe, mais pris en compte dans les schemas de planification regionale (SCOT, SRADDET). Les projets significatifs dans cette zone doivent demontrer la prise en compte du patrimoine naturel inventorie.
Chiffres clés
Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).
Protections environnementales
Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.
Forets publiques (31)
- Forêt Communale de Aime-la-Plagne-Granier publique
- Forêt Communale de Beaufort publique
- Forêt Communale de Bourg-Saint-Maurice publique
- Forêt Communale de Chamonix publique
- Forêt Communale de Combloux publique
- Forêt Communale de Crest-Voland publique
- Forêt Communale de Demi-Quartier publique
- Forêt Communale de Hauteluce publique
- Forêt Communale de Landry publique
- Forêt Communale de Morillon publique
- Forêt Communale de Notre-Dame-de-Bellecombe publique
- Forêt Communale de Passy publique
- Forêt Communale de Saint-Gervais-les-Bains publique
- Forêt Communale de Sallanches publique
- Forêt Communale de Samoëns-Bonneville publique
- Forêt Communale des Chapelles publique
- Forêt Communale des Contamines-Montjoie publique
- Forêt Communale de Seez publique
- Forêt Communale des Houches publique
- Forêt Communale de Sixt-Fer-a-Cheval publique
- Forêt Communale de Vallorcine publique
- Forêt Communale de Villard-sur-Doron publique
- Forêt Communale de Villaroger publique
- Forêt Domaniale de R.T.M. Haute-Tarentaise domaniale
- Forêt Domaniale R.T.M. Contamines-Montjoie domaniale
- Forêt Domaniale R.T.M. Giffre-Sixt domaniale
- Forêt Domaniale R.T.M. les-Houches domaniale
- Forêt Domaniale R.T.M. Passy domaniale
- Forêt Domaniale R.T.M. Saint-Gervais domaniale
- Forêt Domaniale R.T.M. Vallorcine domaniale
- Forêt du C.C.A.S. des Contamines-Montjoie publique
Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (5)
- Rnn de Carlaveyron
- Rnn de Passy
- Rnn des Aiguilles Rouges
- Rnn des Contamines-montjoie
- Rnn de Sixt-passy
Appellations d'origine (12)
Activité agricole
Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.
57 831 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)