Parois calcaires et quiès du bassin de Tarascon

ZNIEFF_I Code : 730003061

8 144 ha 27 communes
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Localisation

Présentation

Parois calcaires et quiès du bassin de Tarascon est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 8 144 hectares sur 27 communes. Cette zone inclut 38 forêts publiques. Elle comprend 34 912,6 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

La ZNIEFF des quiès calcaires de Tarascon s’étend de part et d’autre de l’Ariège dans sa haute vallée, de Bompas aux Cabanes. Ce site se singularise par son impressionnant relief, son encaissement et sa végétation. Des influences bioclimatiques subméditerranéennes à méditerranéennes sont très présentes sur les zones de soulane. La zone est principalement sur calcaires et marnes calcaires. Des petits ruisseaux affluents de l’Ariège et souvent intermittents découpent de petits vallons et talwegs (ruisseaux de Larnat, de Lujat). Le site est sur un important karst dont les grottes comme celles de Lombrives, de Niaux ou encore de Bédeilhac sont quelques éléments apparents. Les zones basses et les vallons plats sont occupés par l’agriculture menée ici de façon extensive (pelouses sèches pâturées, prairies de fauche, cultures). Le reste du paysage est fortement marqué par les fortes pentes, les escarpements rocheux et les végétations associées. Les milieux patrimoniaux de type méditerranéen dominent le paysage : pelouses sèches calcaires du Mesobromion riches en orchidées, formation arbustive à genévriers, forêts de Chêne pubescent et de Chêne vert (Quercus ilex). Ces habitats, sauf la chênaie pubescente, sont des habitats de la directive « Habitats, faune, flore ». Les habitats rocheux, d’éboulis, grottes, falaises et affleurements (Saxifragion mediae, éboulis calcaires pyrénéens) sont aussi des éléments importants de ce site. Un habitat singulier est également présent. Il s’agit des sources d’eaux dures pétrifiantes et de la végétation associée : Cratoneurion (flore bryophytique et vasculaire) dont quelques stations sont connues sur le site.

Au sujet de la flore, plusieurs types d’enjeux sont présents : la flore des falaises et milieux rocheux avec des espèces patrimoniales comme l’Alysson à gros fruits (Hormatophylla marcrocarpa), protégé nationalement, la Jasonie glutineuse (Chiliadenus saxatilis), protégée au niveau départemental, l’Alysson diffus (Alyssum diffusum) ou encore la Campanule remarquable (Campanula speciosa) ; le Genévrier thurifère (Juniperus thurifera), protégé en Midi-Pyrénées et dont les stations de la haute vallée de l’Ariège constituent une des deux localités connues du massif pyrénéen pour cette espèce ; les éléments à fortes affinités méditerranéennes comme le Chêne kermès (Quercus coccifera), le Chêne vert (Quercus ilex), présent ici jusqu’à 1 100 m (quiès de Lugeat), le Pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus), l’Orchis parfumé (Orchis coriophora subsp. fragrans), protégé nationalement, l’Aphyllanthe de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis), les lavandes (Lavandula latifolia et Lavandula angustifolia subsp. pyrenaica) ou encore le Ciste à feuilles de sauge (Cistus salviifolius) sur les parties décarbonatées ; les populations de Dauphinelle de Verdun (Delphinium verdunense), qui bénéficient d’une protection nationale, présentes dans les cultures et anciennes terrasses de cultures. La ZNIEFF présente un fort intérêt mycologique puisque à ce jour ont été dénombrées 44 espèces de champignons déterminants. Pour la faune, les intérêts sont divers et liés aux différents milieux présents : l’avifaune nicheuse dans les zones de falaises avec l’Aigle royal (Aquila chrysaetos), le vautour Percnoptère (Neophron percnopterus), le Grand-duc d’Europe (Bubo bubo), le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), le Chocard à bec jaune (Pyrrhocorax graculus) ou le Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax) ; les galliformes de montagne avec la Perdrix grise de montagne (Perdix perdix hispanicus) sur les parties sommitales des quiès au niveau d’Ornolac-Ussat-les-Bains, et le Grand Tétras (Tetrao urogallus) qui est mentionné nicheur ; les chauves-souris (5 espèces déterminantes connues), pour lesquelles les grottes et cavités, assez nombreuses, sont des sites d’hivernage et de reproduction ; le Lézard hispanique, très fréquent dans la zone où il trouve un habitat propice (habitats xériques plus ou moins fermés sur fortes pentes) ; l’entomofaune avec la présence de coléoptères saproxyliques ou cavernicoles et d’un cortège d’orthoptères diversifié.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

8 144
ha de surface
27
communes
96
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Forets publiques (38)

Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (2)

Appellations d'origine (9)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

34 462,6 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Estives et landes 27 577 ha
Prairies permanentes 6 656,7 ha
Divers 102,3 ha
Prairies temporaires 68,9 ha
Fourrage 28,1 ha
Autres céréales 12,2 ha
Légumes ou fleurs 8,2 ha
Vergers 6,4 ha
Groupe null 1,5 ha
Blé tendre 1,3 ha

Communes (27)