Vallon du Bordemoulis

ZNIEFF_I Code : 730030228

278 ha 2 communes
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Localisation

Présentation

Vallon du Bordemoulis est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 278 hectares sur 2 communes. Elle comprend 2 721,2 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

Ce vallon offre de multiples faciès entremêlés. Les penchants est et ouest, les secteurs nord du vallon et quelques parcelles situées sur le plateau possèdent la plupart des pelouses sèches.

Les plantes adaptées à ces milieux sont nombreuses et diversifiées : par exemple, le Brachypode à deux épis (Brachypodium distachyon), l’Égilope ovale (Aegilops ovata), le Bugle jaune (Ajuga chamaepitys), la Bugrane fluette (Ononis pusilla) peuplent les tonsures ; si le sol devient plus rocailleux, ce sont les orpins qui s’installent en formant des tapis ; on trouve également, dans ces domaines voués à la chaleur, le Stipe penné (Stipa pennata), le Liseron des Cantabriques (Convolvulus cantabrica), la Leuzée conifère (Leuzea conifera) et d’autres.

Les sols marneux, aux forts contrastes hydriques et aux sols squelettiques, inhibent l’installation des fourrés.

La Stéhéline douteuse (Staehelina dubia) développe de larges colonies dans ces secteurs.

C’est au niveau de zones moins contraignantes que ces plantes peuvent se développer. Certains de ces fourrés sont originaux, notamment une belle population de genévriers en peuplement pur et un sous-bois constitué de buis aux troncs imposants.

La forêt occupe diverses places, en présentant différents faciès en fonction des milieux. La chênaie pubescente est essentiellement répandue sur le versant est, la chênaie-charmaie occupe plutôt le versant ouest. Cette forêt n’est pas exploitée, les différents stades forestiers apparaissent juxtaposés. Dans le vallon, des petits bois d’aulnes et de frênes longent le ruisseau. Ce type forestier est très peu répandu dans les autres vallons ou vallées du secteur. Enfin, les haies arborées ou arbustives, peu ou pas taillées, tissent leur réseau entre les secteurs boisés et les secteurs dégagés, pelouses et prairies. Leurs lisières abritent de nombreuses espèces végétales associées selon le degré d’ensoleillement et la profondeur du sol, de l’aridité à l’humidité quasi permanente.

Les prairies non enrichies occupent surtout le fond du vallon. Elles présentent des visages différents en fonction de l’humidité du sol. Plus sèches dans les parties supérieures des versants, elles deviennent plus fraîches dans leur partie inférieure. L’une d’elles possède encore une petite population d’Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora), une orchidée devenue rare dans le département. On trouve aussi de belles colonies de la Colchique d’automne (Colchicum automnale).

L’eau est très présente tout le long du vallon, et permet certaines « fantaisies », comme cette prairie fraîche située à mi-pente et juxtaposée à des pelouses sèches, grâce à la présence de petites sources. Abreuvoirs, sources, suintements permanents ou temporaires apparaissent au gré des ruptures de pentes ou de failles rocheuses, et abreuvent le ruisseau principal qui coule toute l’année. Il est à noter que les escarpements moussus et couverts de fougères sont peu communs dans ce secteur de plaine.

De nombreuses orchidées se répartissent largement dans tous ces milieux : 15 espèces ont été inventoriées sur l’ensemble du site, avec une mention particulière pour l’Ophrys sillonné (Ophrys sulcata) qui compose une des plus belles stations départementales avec plus d’une centaine d’individus dans une clairière.

Enfin, les cultures situées en périphérie révèlent chaque année quelques plantes messicoles remarquables comme l’Adonis annuelle (Adonis annua), la Nielle des blés (Agrostemma githago) et le Gaillet à trois cornes (Galium tricornutum).

En conclusion, par le nombre d’espèces remarquables et la présence de certains milieux, ce site peut participer, grâce à sa situation géographique et en relation avec d’autres sites, au maintien des richesses naturelles départementales

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

278
ha de surface
2
communes
4
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Appellations d'origine (13)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

2 588,2 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Prairies permanentes 625 ha
Blé tendre 464,4 ha
Tournesol 278 ha
Fourrage 220,3 ha
Prairies temporaires 202,7 ha
Orge 173,7 ha
Gel (surfaces gelées sans production) 165,5 ha
Autres céréales 131,5 ha
Colza 73,4 ha
Divers 66,3 ha

Communes (2)