Vieux chênes, subéraies et landes de Montréal

ZNIEFF_I Code : 730030417

176 ha 2 communes
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Localisation

Présentation

Vieux chênes, subéraies et landes de Montréal est une zone protégée de type ZNIEFF_I, couvrant 176 hectares sur 2 communes. Elle comprend 2 303,9 ha de surface agricole déclarée.

Source : INPN — PatriNat

La ZNIEFF « vieux chênes, subéraies et landes de Montréal » se situe en limite nord-ouest du département du Gers, non loin du Lot-et-Garonne et des Landes. L’influence atlantique est très marquée dans cette petite région où se côtoient vignes, bois et prairies.

Les sables de l’Armagnac, formation géologique particulière et caractéristique de ce secteur, couplés à une influence atlantique très marquée, permettent l’expression d’une flore acidiphile caractéristique.

Cet ensemble boisé se caractérise par une diversité de faciès de milieux acidophiles allant de la lande atlantique humide à Bruyère à quatre angles (Erica tetralix) à la chênaie acidiphile sèche avec le Chêne tauzin (Quercus pyrenaica), en passant par des formations à Chêne-liège (Quercus suber).

Ces milieux sont pour la plupart en limite de répartition géographique, et sont peu répandus en Midi-Pyrénées, même s’ils s’avèrent plus communs dans la région Aquitaine voisine.

Les landes atlantiques accueillent au niveau de leurs faciès les plus humides un cortège floristique intéressant avec la Bruyère à quatre angles, la Lobélie brûlante (Lobelia urens), la Petite scutellaire (Scutellaria minor) qui est protégée dans le Gers, ou bien encore la très rare Gentiane pneumonanthe (Gentiana pneumonanthe) dont il s’agit ici de l’une des seules stations gersoises actuellement connues.

Quelques précisions sont nécessaires sur ces bois de Chêne-liège également appelés subéraies. Ces formations ont largement été sélectionnées et mises en valeur par l’homme, et cela en lien avec la viticulture (fabrication de bouchons). L’origine naturelle du Chêne-liège dans ce secteur reste sujette à discussion. Quoiqu’il en soit, ce peuplement constitue un des plus importants ensembles régionaux de ce type, peuplement qui est par ailleurs relativement éloigné du foyer principal qu’est le littoral aquitain.

Les chênes-liège permettent le développement et le maintien de cortèges de coléoptères saproxyliques exceptionnels, dont au moins 3 nouvelles espèces de la faune découverte ces dix dernières années : Dorcatoma ambjoerni, de la famille des Anobiidae (Brustel & Roge, 2005), Corticeus bicoloroides, de la famille des Tenebrionidae (Brustel & coll., 2004), et une espèce d’un genre nouveau pour la faune de France, encore à l’étude.

Cadre réglementaire

La ZNIEFF de type I est un inventaire ecologique, sans contrainte reglementaire directe. Toutefois, sa prise en compte est obligatoire dans les etudes d'impact environnemental et les documents d'urbanisme (PLU, SCOT). Tout projet d'amenagement dans cette zone doit demontrer qu'il ne porte pas atteinte aux especes et habitats inventories. La presence d'especes protegees peut imposer une demande de derogation au titre de l'article L411-2 du Code de l'environnement.

Chiffres clés

Zones naturelles protegees au titre du reseau europeen Natura 2000 (habitats et especes d’interet communautaire).

176
ha de surface
2
communes
2
exploitations

Protections environnementales

Les protections listees ci-dessous recoupent geographiquement cette zone.

Espaces naturels (Conservatoire d’espaces naturels) (1)

Appellations d'origine (22)

Activité agricole

Parcelles agricoles declarees chaque annee par les agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune.

2 263 ha de surface agricole declaree déclarée (PAC)

Vignes 1 070 ha
Prairies permanentes 359,8 ha
Prairies temporaires 203,9 ha
Blé tendre 160,3 ha
Tournesol 135,5 ha
Orge 83,1 ha
Divers 67,9 ha
Fourrage 66,4 ha
Autres céréales 41 ha
Gel (surfaces gelées sans production) 33,2 ha

Communes (2)